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mercredi 24 octobre 2012

MANIFESTE DES PATRIOTES - 1838


Voici un document rare que je n'ai pas retrouvé dans l'internet : le « Manifeste des Patriotes » publié en 1838 !

C'est un document sur papier que j'avais depuis de nombreuses années et dont je ne me souviens plus de la provenance. Je l'ai numérisé, comme beaucoup d'autres, pour libérer mes classeurs...

Forme initiale du Manifeste qui fut numérisé.
Cliquer sur Ctrl + pour agrandir.

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Tout récemment, j'ai eu l'idée de m'adresser à la Direction des services aux usagers et aux partenaires à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec afin de connaitre la source de ce document.

En moins de 24 heures l'aimable personnel me donnait la réponse ! On m'a fourni les détails suivants :
« Proclamation de Robert Nelson », dans L'Ami du peuple, 20 février 1839,
tel que reproduit dans George Aubin, Robert Nelson.
Déclaration d'indépendance et autres écrits
, Montréal, Comeau & Nadeau, 1998, 90 pages.
 On m'a même fourni une reproduction de la proclamation originale signée par Robert Nelson qu'on peut voir ci-dessous...

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Version obtenue par « reconnaissance optique de caractères » du premier document:

MANIFESTE DES PATRIOTES (1838)

... Nous, au nom du Peuple du Bas-Canada, adorant les décrets de la Divine Providence, qui nous permet de renverser un Gouvernement, qui a méconnu l'objet et l'intention, pour lequel il était créé, et de faire choix de la forme de gouvernement la plus propre à établir la justice, assurer la tranquillité domestique, pourvoir à la défense commune, promouvoir le bien général, et garantir à nous et à notre postérité les bienfaits de la Liberté, civile et religieuse; 

DÉCLARONS SOLENNELLEMENT 



1-    Qu'à compter de ce jour, le Peuple du Bas-Canada est ABSOUS de toute allégeance à la Grande-Bretagne et que toute connexion politique entre cette puissance et le Bas-Canada CESSE dès ce jour.
2-   Que le Bas-Canada doit prendre la forme d'un Gouvernement RÉPUBLICAIN et se déclare maintenant, de fait, RÉPUBLIQUE.
3-  Que sous le Gouvernement libre du Bas-Canada, tous les citoyens auront les mêmes droits; les Sauvages cesseront d'être sujets à aucune disqualification civile quelleconque (sic), et jouiront des mêmes droits que les autres citoyens de l'État du Bas-Canada.
4-    Que toute union entre l'Église et l'État est déclarée abolie, et toute personne a le droit d'exercer librement la religion et la croyance que lui dicte sa conscience.
5-   Que la Tenure Féodale ou Seigneuriale, est, de fait, abolie, comme si elle n'eut jamais existé dans ce pays.
6-  Que toute personne qui porte ou portera les armes, ou fournira des moyens d'assistance au Peuple Canadien dans sa lutte d'émancipation, est déchargée de toutes dettes ou obligations réelles ou supportées, envers les Seigneurs, pour arrérages en vertu de Droits Seigneuriaux ci-devant existants.
7-    Que le Douaire Coutumier est, à l'avenir, entièrement aboli et prohibé.
8-   Que l'emprisonnement pour dette n'existera plus, sauf le cas de fraude évidente, que l'on spécifiera dans un Acte de la Législature du Bas-Canada à cet effet.
9-    Que la peine de mort ne sera prononcée que dans le cas de meurtre seulement et pas autrement.
10-  Que toute hypothèque sur Biens-Fonds, devra être spéciale, et pour être valide, devra être enregistrée dans des Bureaux créés à cet effet par un Acte de la Législature du Bas-Canada.
11-   Qu'il y aura liberté pleine et entière de la liberté de Presse dans toutes les matières et affaires publiques.
12-   Que le PROCÈS PAR JURY est garanti au Peuple de l'État dans son étendue la plus-libérale dans les procès criminels, et dans les affaires civiles au montant d'une certaine somme à être déterminée par la Législature de l'État du Bas-Canada.
13-  Que comme une nécessité et un devoir du gouvernement envers le Peuple, l'Éducation publique et générale sera mise en opération et encouragée d'une manière spéciale, aussitôt que les circonstances pourront le permettre.
14-   Que pour assurer la franchise et la liberté élective, toute élection se fera par le moyen de BALLOT (note : scrutin).
15-   Qu'aussitôt que les circonstances pourront le permettre, le Peuple choisira des Délégués suivant la division actuelle du pays dans les Villes, Bourgs et Comtés, qui constitueront une Convention, ou Corps Législatif, afin de baser et d'établir une Constitution, selon les besoins du Pays, et conformément aux dispositions de cette Déclaration, sujette à être modifiée suivant la volonté du Peuple.
16-   Que toute personne mâle au-dessus de l'âge de vingt et un ans aura le droit de voter ainsi que pourvu ci-dessus, pour l'élection des délégués sus-nommés.
17-    Que toutes les terres dites de la Couronne, ainsi que celles appelées, réserves du Clergé et celles qui sont nominalement en possession d'une certaine compagnie de spéculateurs en Angleterre, appelée Compagnie des Terres de l'Amérique Britannique du Nord, deviennent de plein droit, la propriété de l'État du Canada, saur telles portions des dites terres, qui peuvent être en possession de cultivateurs, qui les tiennent de bonne foi, pour lesquelles nous garantissons des titres en vertu d'une loi qui sera passée afin de légaliser la possession de tels lots de terre, situés dans les Townships, qui sont maintenant en cultures.
18-   Qu'on se servira des langues Française et Anglaise dans toute matière publique.
Et pour le support de CETTE DÉCLARATION, et le succès de la cause Patriotique, que nous soutenons, NOUS, confiants en la protection du Tout-Puissant et la justice de notre ligne de conduite, engageons, par ces présentes, mutuellement et solennellement les uns envers les autres, notre vie, nos fortunes, et notre honneur le plus sacré. 
Robert Nelson, président

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mardi 23 octobre 2012

LE SYSTÈME SOLAIRE EN MOUVEMENT


Voici une intéressante animation du système solaire permettant de comparer les vitesses de révolution des planètes.

Pour faire démarrer, cliquer sur la fenêtre centrale. 

Pour identifier une planète, la pointer avec le curseur.

Pour grossier, déplacer le rectangle «zoom» avec la souris. 

On peut agrandir la figure en cliquant premièrement à l'extérieur, puis en cliquant sur
« Ctrl + ». Rapetisser en cliquant sur « Ctrl - ».


Source :  Le Relai des Sciences










 
 

DE SALABERRY À TRUDEAU


Sur les coûteuses célébrations de la « guerre » de 1812 ordonnées par S. Harper...
Au Québec, les renégats et les héros
se confondent, de Salaberry à Trudeau
« Sous les conservateurs comme sous les libéraux, on honore les judas de chez nous. Si les Québécois avaient été consultés, pensez-vous vraiment que l’aéroport de Dorval porterait le nom de Pierre-Elliot Trudeau, l’homme qui a fait emprisonner 467 personnes sans qu’aucune accusation soit portée contre elles lors de la Crise d’octobre et qui a rapatrié la constitution sans l’aval du Québec? Son fils suit dans ses traces. Comme ceux de Salaberry.»
Le lieutenant-colonel Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry
(Prononciation : «salaberri» en français; «salabeuré» en anglais...)
Vingt-huit millions de dollars. C’est la somme que le gouvernement Harper va dépenser sur la commémoration de la guerre de 1812, opposant l’armée américaine à l’armée britannique. Longtemps oubliée au Québec, elle était l’objet de souvenir vague en Ontario, surtout à cause des bonbons Laura Secord nommés en l’honneur de l’une des héroïnes du conflit. 

Le Canada anglais de l’époque était majoritairement constitué de loyalistes, des Américains qui, pour rester fidèles au roi d’Angleterre, avaient déménagé leurs pénates au Haut-Canada et dans les Cantons de l’Est où la Couronne leur avait donné des terres pour les remercier de leur fidélité. En Estrie, l’objectif stratégique de Londres était d’établir un cordon sanitaire entre les Québec français de la vallée du Saint-Laurent et la révolution américaine.

C’est difficile de considérer la guerre de 1812 comme une victoire canadienne puisque le Canada n’existait pas et que les officiers qui commandaient les forces britanniques et les milices coloniales étaient Anglais. La commémoration de 1812 entre parfaitement dans la stratégie du gouvernement Harper de réaffirmer l'appartenance du Canada à la Couronne britannique. Pour Harper, le Canada et l'Angleterre ne font qu’un.


Les Anglais ont effectivement gagné cette guerre dans la mesure où les Américains n’ont pas conquis le Canada et que les forces britanniques ont même réussi à s’emparer de la nouvelle capitale américaine, Washington, pour y incendier la Maison-Blanche et le Capitole. Ce fait d’armes rend ridicules les prétentions de certains historiens américains qui soutiennent que la guerre s’est terminée par un match nul.

Au Québec, on met l’accent sur Charles-Michel de Salaberry qui a arrêté à Châteauguay une force d’invasion américaine qui avançait sur Montréal. Il est présenté dans la propagande actuelle du gouvernement du Canada comme un grand héros québécois.

Dans les faits, lui et sa famille sont des traîtres qui, sur trois générations, ont renié leurs racines. Les seigneurs de Salaberry, après avoir servi la France, sont mis au service du Roi d’Angleterre. Comme plusieurs seigneurs après la Conquête, ils se sont intégrés à la nouvelle élite britannique qui s’installait ici, achetant leur seigneurie et mariant leurs filles.


Le père du vainqueur de Châteauguay, Ignace de Salaberry, se lia d’amitié avec le Prince Edward, un des fils de George III. Il profita grandement et fit profiter à ses descendants du patronage du Prince. Lui-même et ses trois fils servirent dans l’armée britannique. Ainsi son fils, Charles de Salaberry, était un véritable Anglais, un officier de Sa Majesté et très fier de l’être. Je ne l’insulte pas en disant cela. Il combat la France révolutionnaire dans les Antilles et ensuite Napoléon en Europe.

Le reniement courait dans les gènes de la famille Salaberry. Son fils, Melchior-Alphonse de Salaberry, un lieutenant-colonel britannique, participa à la répression durant les troubles de 1837-1838. Il repoussa l’attaque des Patriotes contre le Fort Chambly. Certains de ses subalternes l’accusèrent cependant de lâcheté.


Son frère cadet, Charles-René-Léonidas de Salaberry, après avoir lui aussi servi dans l’armée britannique, ne fit jamais rien fait d’autre dans la vie que de vivre du prestige de son nom et d’une succession de postes secondaires dans l’administration coloniale. Il était un des représentants du gouvernement fédéral lors du premier soulèvement métis à la Rivière-Rouge en 1869-1870. Louis Riel refusa de négocier avec lui.

C’est une de nos caractéristiques ici au Québec d’honorer les traîtres et les renégats. D’abord parce que notre histoire a largement été écrite par des clercs et que l’Église catholique s’est longtemps faite l’auxiliaire du pouvoir anglais. Ensuite, parce le gouvernement fédéral est le successeur direct du pouvoir colonial britannique, comme Harper entend nous le rappeler à toutes les occasions, propices ou pas.


Sous les conservateurs comme sous les libéraux, on honore les judas de chez nous. Si les Québécois avaient été consultés, pensez-vous vraiment que l’aéroport de Dorval porterait le nom de Pierre-Elliot Trudeau, l’homme qui a fait emprisonner 467 personnes sans qu’aucune accusation soit portée contre elles lors de la Crise d’octobre et qui a rapatrié la constitution sans l’aval du Québec? Son fils suit dans ses traces. Comme ceux de Salaberry.
Source :  Actualités Yahoo Québec
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