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jeudi 20 décembre 2012

DES SUBVENTIONS DÉSÉQUILIBRÉES

Il faut croire que les faits essentiels touchant les subventions aux universités ne doivent pas être connus du grand public.

Voici un texte que j'ai transmis au quotidien Le Devoir de Montréal récemment afin de révéler au public une distribution des subventions qui devrait être connue de tous. 

On n'a toujours pas osé le publier...


Comme le « Sommet sur l'éducation » est en cours, il importe de savoir qu'un grave déséquilibre doit être corrigé.


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Le 10 décembre 2012
LE DEVOIR
Page « IDÉES »
Montréal

UNIVERSITÉS : DES SUBVENTIONS DÉSÉQUILIBRÉES

  « Les recteurs crient à l’impossible » [1] ! Mais, ont-ils examiné attentivement la distribution des subventions aux universités ? Se sont-ils vraiment interrogés sur les incroyables, sinon scandaleuses disparités qui existent depuis longtemps entre les institutions de langue française de la majorité et celles de la minorité anglophone d’origine britannique ? 

  Il semble bien qu’ils n’ont jamais osé s’élever contre le fait que la minorité de langue anglaise née au Québec, qui représente environ 8% de la population [*], récolte, bon an mal an, environ 25% des subventions générales de fonctionnement fournies par notre gouvernement à Québec, c’est-à-dire plus de 3 fois ce que reçoivent les institutions de la majorité francophone par personne.

  Il suffit en effet de consulter les données publiées du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie sur l’internet [2] pour avoir tous les détails des subventions. Pour l’année 2010-2011, ces renseignements sont résumés dans le tableau ci-dessous.

[1]     Le Devoir, 7 décembre 2012.

Cliquer sur le tableau pour l'agrandir.
  Selon le pourcentage d’environ 6% de la minorité anglaise historique (*), ses universités auraient donc dû recevoir 144 166 milliers de dollars au lieu de 567 345 milliers de dollars en 2010-1011. En supposant une généreuse part de 10%, elles auraient tout de même obtenu 240,276 millions. Dans ce dernier cas, nos universités de langue française se seraient partagé un ajustement de plus de 327 millions de dollars, des ressources qui manquent terriblement à celles-ci dans le moment.

  Par conséquent, si la répartition des subventions générales aux universités était faite en toute équité, les recteurs et doyens de nos universités de langue française n’auraient probablement pas fait étalage de leur désarroi dans les journaux récents à la suite des coupures de 127 millions annoncées par le gouvernement pour réussir à équilibrer le budget de 2013.

  En effet, malgré les coupures, ils disposeraient probablement de plusieurs dizaines de millions de dollars en plus si la répartition des subventions était faite avec justice.

  On est malheureusement forcé de convenir que la répartition actuelle sert très largement à l’anglicisation des immigrés, et du Québec en général. Il faut que ça cesse, en toute équité, afin que le Québec rayonne en français dans le monde tout en accordant un traitement privilégié à sa minorité anglaise.
       Jean-Luc Dion
           Professeur et ingénieur retraité
           Trois-Rivières
(*)
»» Or, à partir du moment où le Québec se définit comme étant français, par opposition à un Canada de plus en plus anglais, et qu'il reconnaît des droits à la minorité anglophone « historique », selon la conception ayant mené à l'élaboration de la Charte de la langue française en 1977, il devient primordial de définir ce qui constitue une minorité « historique ».
S’agit-il, par exemple, du nombre de locuteurs dont la langue minoritaire constitue la première langue parlée, soit, au Québec, près de 13 % de la population? S'agit-il plutôt, toujours au Québec, des locuteurs qui utilisent l'anglais comme langue d’usage (langue parlée à la maison), c’est-à-dire 11 % des citoyens? Doit-on plutôt considérer le total des anglophones de langue maternelle, soit près de 8 %? Ceux qui sont de langue maternelle anglaise, mais qui sont nés au Canada, soit 7 % de la population? Les locuteurs de langue maternelle anglaise nés au Québec, soit moins de 6 % de la population? Ou les locuteurs d’origine ethnique britannique, descendants des conquérants de la Nouvelle-France, formant possiblement moins de 3 % de la population?
Dans « Apartheid Universitaire », Louis Préfontaine, Osmora 2012.


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COMPLÉMENT

Devant l'ampleur des coupures que le gouvernement du Québec veut imposer aux universités, il est particulièrement intéressant d'examiner les données officielles sur la distribution des étudiants dans les diverses universités.

Dans le tableau suivant dont la source est précisée plus bas, les colonnes de gauche en bleu donnent la répartition des étudiants en nombre et en proportion entre les universités.

Les colonnes de droite en vert montrent la distribution qui devrait être normale selon deux hypothèses de proportion d'anglophones natifs du Québec ou minorité «historique».

Cliquer sur le tableau pour l'agrandir.

L'énorme défi du gouvernement québécois est d'établir une politique de financement des universités qui soit juste et conforme à la proportion de francophones au Québec qui est de l'ordre de 90 à 92%. 

Il serait évidemment suicidaire pour l'avenir du Québec de maintenir les proportions actuelles. 

Nos dirigeants auront-ils le courage de réaliser un virage ferme dans ce domaine vital?...


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« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

« Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres! Vous vivez de telle sorte que rien n'est plus à vous. »
Étienne de La Boétie

« Celui qui porte le joug sans se révolter mérite de porter le joug. » 
Proverbe roumain 
Source : http://www3.sympatico.ca/j13fortin/id15.htm

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jeudi 6 décembre 2012

LE SCANDALE DES UNIVERSITÉS


D'après les données officielles du Québec, les universités anglophones ont récolté 23,6% des subventions de l'État québécois en 2010-2011, comme le démontre le tableau ci-dessous réalisé à partir des récentes données du Ministère de l'Éducation.

La proportion des anglophones d'origine britannique étant d'environ 5,6% d'après les statistiques fédérales (*), ils récoltent donc --4,2 fois plus-- par personne que la majorité francophone.

Dans les faits, la majorité des Québécoi
s paie donc pour angliciser les immigrés : une pure aberration et de l'autodestruction...


Par conséquent, il convient de corriger rapidement cette situation qui s'est aggravé avec le temps et d'établir une proportion conforme à la réalité. Cela s'impose particulièrement dans le moment alors que le gouvernement annonce des coupes importantes dans le budget des universités. 
Nous ne pouvons pas continuer de payer pour notre minorisation.

(*) « Un méga-hôpital pour une minorité de 5,6 %», Pierre Serré, docteur en science politique de l'Université de Montréal, L'Action nationale, octobre 2010.

Comme le révèle cet article, dans le cas du CUSM (Centre universitaire de santé McGill), la situation est pire car cet organisme bénéficie d'au moins 50% du budget, alors qu'un seul centre de recherche médicale universitaire aurait dû être réalisé à Montréal, regroupant les chercheurs francophones et anglophones...


dimanche 2 décembre 2012

APPUI À UN HOMME DEBOUT


Un témoignage de première main sur l'homme extraordinaire qu'est Daniel Breton, que les ennemis du Québec debout pensent avoir abattu, mais qui devrait revenir beaucoup plus fort prochainement...

Un texte d'André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.


Note technique
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-o-o-o-o-o-o-

»» Je vous écris pour vous donner mon point de vue sur la démission de Daniel Breton, mon ami e
t compagnon de luttes victorieuses des dix dernières années.

Dans un contexte politique malsain et pourri, Daniel a démissionné par sens de l’honneur et pour protéger le PQ et madame Marois.


Comme vous le savez je suis personnellement­ au front depuis trente ans avec l’AQLPA et nos amis et collaborateurs.­ Au fil des années nous avons gagné toute nos batailles qui figurent parmi les plus dures et les plus déterminantes de l’histoire de l’environnement­ au Québec, pluies acides, loi 22 sur l’accès à l’information sur l’environnement­, débat sur l’énergie, Kyoto, Le Suroît, Rabaska/ Cacouna, poursuites bâillons/ SLAPP, gaz de schiste, etc…


J’ai donc appris à juger de la valeur de mes compagnons et compagnes de luttes à leurs convictions, leur intégrité, leur intelligence et surtout… leurs résultats.


Dans cette perspective Daniel Breton est un géant. Daniel Breton a réussi à faire stopper des aberrations comme Le Suroît par un travail acharné et exceptionnel tout en étant franc, courageux et un stratège remarquable en plus d’être un gars d’équipe rare. Nous avons fondé ensemble Québec vert Kyoto face au projet Le Suroît pour pallier à la mollesse de l’opposition du mouvement environnemental­ du moment face aux 12 centrales thermiques que proposait monsieur Caillé et ses « tizamis » ET NOUS AVONS GAGNÉ.


Ce n’est donc pas surprenant qu’on lui en voulait en haut lieu et que des politiciens tordus et malhonnêtes lui fassent la job de bras par une campagne de salissage bien orchestrée…


Dès son élection des acteurs de l’ombre cherchaient à lui nuire ou à le faire mal paraître et cela a été son lot quotidien au cours de son trop bref mandat.


On a répandu des faussetés et des exagérations sur lui à n’en plus finir. On a sûrement établi un record de saloperies à son égard.


Mais le summum de la bassesse est apparu cette semaine.


Donc dans certains médias, on l’a accusé d’avoir fait des excès de vitesse et d’avoir tarder à payer ses contraventions,­ il y a quinze ans !!!!


On l’a accusé d’avoir « fraudé » le ministère du revenu, ce que l’on ne dit pas, c’est qu’il avait fait ses déclarations d’impôts en retard, tout en rappelant qu’il a été condamné à une amende de 400$, ce qu’il a d’ailleurs payée, quel crime économique…


On le déclare coupable de fausses déclarations à l’assurance chômage. Il m’a dit, « c’est vrai c’était une erreur de date et j’ai tout remboursé»…en 1988 il y a 25 ans !!!


Il y a bien sûr ses loyers malheureusement­ impayés. Je sais très bien qu’il s’est retrouvé sans le sous à ces deux occasions à cause de son engagement sans condition à défendre nos dossiers. Il a pris l’engagement de rembourser ses comptes maintenant qu’il a un salaire, mais il y encore quelque mois il n’avait pas de quoi manger ni s’habiller si on ne lui venait pas en aide…


Mais la pire des histoires sales c’est TVA et QMI qui l’ont joué en UNE, les dizaines de bouteilles de vin vides dans les armoires de son appartement sale et impayé.


D’abord ce que cette sale histoire ne dit pas, c’est que depuis que je connais Daniel soit depuis plus de 10 ans, il a toujours refusé toute offre de bière, de 'fort' et de vin que quiconque lui faisait. J’ai dû lui en offrir des dizaines de fois dans des dîners, des partys chez-nous ou ailleurs, des 5 à 7 ou des sorties en tout genre, DANIEL N’A JAMAIS BU UNE GOUTTE DEVANT MOI et je sais que c’est la même chose avec tous ses amis et proches collaborateurs…


Quant à l’appartement sale, on peut se poser des questions, que s’est-il passé après son départ ? Serait-il possible que quelqu’un d’autre y ait habité ? Un propriétaire aurait-il laissé un tel appartement vide pendant treize mois ????


Maintenant selon moi, nous devons toutes et tous nous unir pour signifier notre solidarité envers Daniel et notre dégout des saloperies des politiciens sans scrupules et malhonnêtes et de l’establishment­ économique qui le craignait comme la peste car il voulait changer les choses dans le sens du respect de l’environnement­, du bien commun, de l’intérêt des québécois et des québécoises.


Il nous faut nous mobiliser et nous opposer à ces stratégies de désinformation et de salissage contre des militants convaincus et efficaces comme Daniel. Ces stratégies sont initiées et payées par des intérêts obscures néolibérales et elles sont menées entre autres par des médias poubelles et torchons que nous connaissons tous.


Il faut identifier et dénoncer ces acteurs salauds et malhonnêtes.


Tant que nous les laisserons agir sans les affronter ils diviseront, saliront, mentiront et nous empêcheront de défendre nos droits les plus fondamentaux soit nos droits à la liberté d’expression, à la protection de nos réputations, à la protection de notre environnement, à l’égalité, à la santé, à l’éducation, à la justice, à la paix, au bonheur.


Il faut nous lever et défendre la démocratie, la justice et nos droits que les 'élites' attaquent de toutes parts pour les brader pour de l’argent vite fait...


Et il faut rétablir l’image et la vraie nature de notre ami Daniel Breton et lui faire honneur publiquement au plus tôt…


Seuls les amis du pouvoir sont encore à l’abri, mais comme pour les rats, il suffit de mettre la lumière sur eux pour qu’ils se sauvent et tant qu’on maintiendra allumée la lumière de la vérité autour de nous nous garderons vivante la flamme de l’espoir du changement pour un monde meilleur.


Daniel a énormément donné c’est à nous maintenant de lui rendre la pareille…

 
Sincèrement et solidairement André,


André Bélisle


Président,


Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)

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Vous êtes invités à diffuser largement cette mise au point sur Daniel Breton, pour l'aider à laver son honneur.
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jeudi 29 novembre 2012

DEUX POIDS, DEUX MESURES...

AUJOURD'HUI DANS LE






 Karel Mayrand
Directeur général pour le Québec, Fondation David Suzuki et Président du Projet climatique Canada de Al Gore.
Le 29 novembre 2012

Le titre est trompeur. Daniel Breton n'est jamais allé au 357c. C'est justement le contraste entre la liste des personnes qui fréquentent ce club sélect et le ministre Breton qui m'a frappé en apprenant la démission de Daniel Breton ce matin. 
  Le 357c, c'est l'establishment (l'oligarchie). C'est un club comme il en existait déjà au 19ème siècle alors que l'establishment d'affaires anglophone du Square Mile régnait sans partage sur le Québec. Depuis toujours, ces clubs sont privés pour éviter que l'establishment soit dérangé par le monde ordinaire.
   Daniel Breton, c'est le gars avec un porte-voix dans la rue que les membres du club privé ne remarquent même pas entre la terrine de gésiers confits et la crème brûlée, trop occupés à conclure des marchés entre eux. Breton, c'est le crotté qui chante des slogans à la pluie battante et qui dénonce ce qui se trame derrière des portes closes. 
  Breton n'est pas supposé entrer dans le club privé, et c'est ce qui s'est produit quand il a été nommé ministre. Le gars de la rue prenait maintenant des décisions, et cela dérangeait la quiétude du club privé. Ce n'est pas censé fonctionner comme ça...
   L'acharnement maniaque que l'opposition a mis à salir la réputation du ministre Breton contraste avec le laxisme qu'elle entretient envers certains membres du club. Line Beauchamp, Tony Tommassi et Pierre Bibeau rencontrent des collecteurs de fonds à la réputation douteuse au 357c en pleine campagne électorale de 2007. Rien de mal. Pierre Duhaime, ancien PDG de SNC-Lavalin est arrêté par l'UPAC pour de présumés paiements irréguliers de 22,5 millions pour l'obtention d'un des plus importants contrats publics des dernières années, 1,3 milliard pour la construction du CUSM. Aucun problème. 
  Le Chef de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier, était Vice-président principal planification stratégique chez SNC-Lavalin en 2009, la même année un contrat servant de justification à ces paiements a été signé. Était-il au courant? Personne ne lui pose de questions. Le même homme milite pour la réfection de Gentilly-2 au profit de SNC-Lavalin qui possède Énergie atomique du Canada. Aucun problème. Le club fonctionne. 
   Breton nomme de nouveaux dirigeants et visite le BAPE? On pousse des hauts cris sur l'indépendance de l'organisme et on omet habilement de mentionner qu'une bonne douzaine d'employés du BAPE sont des membres du PLQ et que la réputation de l'organisme a été ternie par des allégations d'ingérence au profit de promoteurs ces dernières années. Le BAPE aussi doit servir le club.
  Que reproche-t-on à Daniel Breton? En 2009, pendant que les membres du club s'échangeaient des millions, il était incapable de payer son loyer. Même chose en 2005. On lui a aussi retiré son permis de conduire pour contraventions non payées et on l'a condamné pour conduite sans permis. Ceux qui connaissent Daniel Breton connaissent l'histoire du militant qui faisait des tournées du Québec et qui devait parfois coucher dans son char, comme le chante Richard Desjardins. Qu'il ait été pauvre ne le disqualifie pas d'être ministre.
   Comble de l'inacceptable, il a produit sa déclaration d'impôt en retard en 2007 et il a été condamné pour fraude à l'assurance emploi... il y a 24 ans. Est-ce que ces condamnations administratives le disqualifient à vie comme ministre même après avoir payé ses amendes? Les membres du club, dont plusieurs ont déjà fait faillite ou s'adonnent parfois à l'évasion fiscale, semblent croire que oui. 
  Des milliers de Québécois sont comme Breton: ils militent dans le mouvement communautaire, pour l'environnement, pour les droits des femmes, des gais et des lesbiennes. Pour les sans-abris, les démunis. Ils tirent le diable par la queue pour payer leur loyer, pour joindre les deux bouts. Leur engagement social ne les enrichira jamais. Ils ne le font pas par intérêt mais par conviction. Ce sont des militants, pas des arrivistes.
  Derrière les multiples « affaires Breton » se cachent le malaise des membres du club de voir un non-membre accéder aux sphères du pouvoir. Parions que Breton doit avoir pris bien des décisions pour les indisposer depuis sa nomination il y a deux mois. Aussi, le club a entrepris d'extirper ce corps étranger. Et l'opposition a joué le rôle de videur.
  Et elle a réussi. Le ministre a été supprimé, et avec lui, plusieurs des orientations vertes du gouvernement. Les choses sont revenues à la normale. Le gars de la rue a été remis à sa place.
Breton peut aller au 357c. Apparemment on y recherche des plongeurs. Dociles et discrets.

Offre d'emploi: Ministre de l'Environnement. Militants s'abstenir.

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mardi 27 novembre 2012

GRATUITÉ SCOLAIRE ?


 Frais universitaires ailleurs dans le monde (2006-2007)
Montants convertis en dollars canadiens en utilisant le taux de change moyen sur l’année universitaire 2006-2007 avec l’outil de la Banque du Canada.
D'après le rapport
OCDE 2010.

     Finlande                      aucun
     Norvège                       aucun
     République tchèque            aucun
     Suède                         aucun
    
Danemark                      aucun
     Islande                       aucun

     Autriche                      883 $
     France       entre 192 $ et 1 297 $
     Italie                      1 286 $

Source :  http://1625canepassepas.ca/wp-content/uploads/2011/11/CAU-Divers-Avis-1112-Guide-contre-la-hausse-VPI-fr.pdf

UN CHOIX CRUCIAL...

Morpheus, héros du film « La Matrice » (clic), nous offre un choix qui fait appel à l'intelligence et à l'audace, l'audace de ne pas croire tous ce que racontent les grands profiteurs d'un système qui détruira notre planète si on les laisse faire.

 Nous sommes les « Néo » en puissance...



Le film...
« Le film se déroule entre deux dimensions parallèles interconnectées l'une à l'autre par un simple lien: le téléphone. L'une de ces dimensions est réelle, l'autre est une fiction. L'individu vit dans un monde irréel créé et contrôlé par la machine qui appartient à la réalité. L'espèce humaine est devenue un élevage, comme nous le faisons avec les animaux, les machines nous élèvent. La machine a dépassé l'homme, devenant l'espèce qui dominante sur terre. Elle contrôle notre cerveau à l'aide d'un programme informatique que l'on appelle la matrice. Cependant, il existe encore quelques résistants qui ne sont pas emprisonnés dans la matrice. Ces hommes luttent toujours pour la liberté, ils recherchent l'élu, l'homme qui aura le pouvoir sur la matrice...»

Source :  clic.


Pourquoi mettre en place la gratuité scolaire à tous les niveaux ?

Si nous partons du principe que l’éducation est un droit et non un privilège, il est contradictoire d’accepter que ce même droit soit restreint par des contraintes financières. Actuellement, plusieurs personnes qui ont la capacité et la volonté d’étudier longtemps sont contraintes de mettre un terme à leurs études, parce qu’elles n’en ont pas les moyens. Par définition un droit n’est plus un droit si des individus en sont exclus. Pour plusieurs d’entre nous, la situation est précaire. Malgré notre volonté de réussir, il est difficile pour plusieurs d’entre nous d’étudier à temps plein en plus de travailler pour subvenir à nos besoins élémentaires. Mettre en place la gratuité scolaire, c’est faire un pas en avant qui réduit de beaucoup les contraintes financières à la poursuite de nos études. C’est se donner les moyens d’assurer un accès à l’éducation beaucoup plus équitable pour les gens qui autrement n’en auraient pas les moyens.

Combien coûterait la mise en place de la gratuité scolaire ?

Nous aurons les moyens à la hauteur de notre volonté. Autrement dit, la gratuité scolaire est un choix politique. Pour couvrir les frais en tout genre que paie la population étudiante, de simples estimations rapprochent les coûts à environ 500 millions de dollars. Devant l’ampleur d’un budget gouvernemental de plusieurs milliards de dollars, il s’agit d’un montant minime. Nous pouvons même envisager le salariat étudiant si telle est notre volonté collective !

Où pourrions-nous trouver cet argent ?

L’évasion fiscale des personnes les plus riches de notre société et des diverses entreprises coûte des milliards de dollars par année aux finances publiques. Si nous voulons la gratuité scolaire, l’État doit choisir ses priorités et combattre l’évasion fiscale pour le bien-être de la majorité de la population. C’est une question de priorité gouvernementale. Pour l’instant, le gouvernement privilégie les crédits d’impôt aux entreprises plutôt que le financement direct de base dans les programmes sociaux comme l’éducation. Par exemple, c’est le cas en recherche et développement où les entreprises ont des réductions d’impôts, voire des subventions directes, pour faire appel au réseau public post-secondaire.
http://www.gratuitescolaire.info/spip.php?article14


La « nébuleuse Charest »

Source :  http://anistunisienmarley.wordpress.com/2011/04/24/la-nebuleuse-par-germain-bataille/

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RÉPUBLIQUE ET RÉPUBLICANISME

Pour préparer la République du Québec.

Une définition de la République et du républicanisme. 


RÉPUBLICANISME

  Le terme république se définit par opposition à la monarchie. Le roi exerce une autorité personnelle sur ses sujets, et dirige son royaume comme s’il s’agissait de sa possession, tandis que dans la république, le gouvernement est, en principe, la chose publique (respublica), aux mains de l’ensemble des citoyens.

  Bien que la monarchie ait été la forme de gouvernement la plus fréquente dans l’histoire, l’idée républicaine existe en Europe depuis la naissance des cités grecques. C’est toutefois à Rome que se constitue véritablement une idéologie républicaine. Les théories opposent d’abord la république romaine au règne personnel des rois, puis plus tard à celui des empereurs. Les orateurs, les écrivains satiriques et les historiens en font un mythe, où la gloire militaire s’allie à la liberté et la vertu. Les citoyens romains étaient libres en ce sens qu’ils n’étaient pas soumis au pouvoir arbitraire des tyrans, et qu’ils avaient le droit de diriger leurs affaires en participant au gouvernement. La vertu c’est le patriotisme, et le sens de l’intérêt public, une volonté héroïque de placer le bien commun au-dessus de ses intérêts personnels et de ceux de sa famille. Ceci est illustré dans les écrits de Tite-Live et Plutarque.

  De nombreux républicains, tel Saluste, estiment que la liberté de Rome s’expliquait par la vertu des citoyens, et qu’elle a été perdue par la corruption liée au développement du luxe. D’autres auteurs fournissent des explications plus centrées sur les institutions et montrent la complexité du système politique romain. L’idéal de la constitution mixte, tel qu’il se dégage des Lois de Platon et ensuite dans les écrits d’Aristote, est développé par Polybe. Celui-ci affirme qu’un cycle perpétuel des gouvernements se répète indéfiniment à moins que ce mouvement ne soit arrêté par l’équilibre de ses différentes composantes. Rome avait su trouver l’équilibre entre les éléments monarchique, aristocratique et démocratique. La théorie républicaine classique a repris cette idée.

  Le républicanisme, qui s’efface au profit du monarchisme chrétien pendant un millénaire, revient à la fin du Moyen Âge, avec l’épanouissement des cités-États de l’Italie du Nord. Les théoriciens républicains s’appuient sur diverses sources. Marsile de Padoue emploie des concepts aristotéliciens pour prôner la souveraines populaire. Les juristes Bartolus et Baldus montrent que l’on peut transformer l’approche monarchique du droit romain en une approche républicaine simplement en considérant la cité comme le souverain légal de son territoire. Les humanistes florentins appliquent le mythe de la République romaine à leur situation, et proclament que l’idéal politique par excellence est la liberté politique d’une république qui s’auto-gouverne.

PENSÉE POLITIQUE DE LA RENAISSANCE.

  Le républicanisme de la Renaissance se développe alors que les cités italiennes tombent peu à peu sous la férule des princes. Au début du xvie siècle, la liberté républicaine est extrêmement rare, artificielle et fragile, et susceptible de disparaitre à la suite d’un simple revers de fortune. Devait cette difficulté à assurer la liberté civile, les auteurs florentins ont proposé deux approches complémentaires, l’une morale, l’autre institutionnelle. Tout d’abord, Machiavel et Guichardin estiment qu’une république stable est impossible sans vertu patriotique. Les citoyens doivent placer le bien public au-dessus de leurs intérêts privés, éviter les disputes de faction, et se préparer à combattre pour leur patrie, sans recourir à des mercenaires pour leur défense. 

  Le patriotisme, entretenu par une participation continue aux affaires publiques, doit être leur véritable religion de préférence à la religion chrétienne. Ensuite, de nombreux républicains suggèrent d’avoir de sages institutions. Giannotti explique le succès et la stabilité de Venise par sa constitution. L’association doge-sénat-conseil peut être interprétée comme une combinaison classique d’éléments de la monarchie, de l’aristocratie et de la démocratie. Machiavel, qui s’intéresse plus à Rome qu’à Venise —trop statique— suggère que les tensions entre les patriciens et le peuple peuvent contribuer à la grandeur de l’ensemble dans un système dynamique.

  Pendant les deux siècles qui suivent la chute de la République de Florence en 1530, les idées républicaines ne sont plus qu’un courant mineur de la pensée politique européenne dominée par les problèmes des relations entre les rois et leurs sujets. En 1656, lors de la guerre civile anglaise Harrington écrit une utopie républicaine, Oceana, qui montre une grande confiance dans la mise en place d’institutions politiques pour garantir la liberté et qui adapte la constitution mixte de l’Antiquité à la situation contemporaine. Harrington a influencé la pensée curieusement, semi-républicaine de nombre de penseurs britanniques du XVIIIe  siècle. Les juristes se représentent généralement la politique de la période dans laquelle ils vivent en termes classiques. Ils voient la couronne et le parlement comme une forme de constitution mixte. Les nobles des Comtés sont en quelque sorte comparés aux citoyens romains, la cour et la dette publique représentent le luxe et la corruption qui détruisent les États libres.

  Malgré l’hypothèse traditionnelle selon laquelle le gouvernement républicain ne convient qu’à de petits États-cités, l’existence d’un discours sur la république a aidé les révolutionnaires américains à voir dans la république la solution de leurs problèmes.

  Le changement d’échelle est un des aspects sur lequel l’idéologie républicaine se transforme au cours des révolutions américaine et française. La république concerne désormais de vastes nations, et plus seulement des cités-États. Les républicains invoquent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La participation directe des citoyens est remplacée par la représentation de la volonté populaire, tandis que l’optimisme et la foi dans le progrès succèdent au pessimisme de l’Antiquité.

  Jusque-là, les républiques avaient été considérées comme des exceptions à l’ordre monarchique, exceptions qui ne se produisaient que dans des circonstances particulières et généralement pour de brèves périodes. Le succès américain signifie que la République devient une alternative universelle à la royauté. Alors que les républicains classiques avaient une vision cyclique de l’histoire, leurs successeurs devinrent confiants dans le progrès des lumières qui sapaient les fondements, à la fois des Églises et des rois. Cette foi était si forte que même l’échec de la Révolution française ne pouvait la détruire.

  Curieusement, Rousseau (Jean-Jacques) si pessimiste et en fait le dernier républicain réellement classique devint le prophète d’une nouvelle foi promettant l’avènement de la volonté générale du peuple souverain. Les républicains français, à la fin du XVIIIe siècle, s’inspirent de Rousseau et adoptent un ton moraliste. Pour Robespierre et Saint-Just, qui se comparent aux Romains, et qui reprennent les valeurs de la vertu et du dévouement à la patrie, la liberté est positive, tournée vers la vie communautaire plus que vers l’individualisme. Un demi-siècle plus tard, Tocqueville estimera qu’une vie privée trop prenante est un danger pour la liberté républicaine, et que la participation des citoyens à la vie politique permet d’y échapper.

  Le républicanisme, à la fin du XVIIIe  siècle, prend aussi des formes plus bourgeoises, en mettant l’accent sur le patriotisme et l’équilibre des pouvoirs institutionnels, Madison qui défend la nouvelle constitution américaine qui s’inspire de la théorie républicaine du gouvernement mixte, estime qu’il est utopique d’aspirer à l’unanimité des citoyens. Pour éviter les luttes de factions, qui ont été si néfastes aux régimes républicains, il faut élaborer des institutions où les intérêts s’équilibrent. Bentham et ses disiples, avec moins de respect pour la tradition des vertus civiques, conçoivent la république comme une simple affaire de gestion des problèmes de gouvernement. Estimant que l’homme politique est guidé par son intérêt personnel, il pense qu’une autorité irresponsable est dangereuse et qu’un bon gouvernement peut être garanti en rendant les postes de pouvoir électifs et sous le contrôle permanent des mandants.

  Au XIXe siècle, l’idéal républicain reste un idéal qui s’oppose aux régimes monarchiques, au XXe siècle, cette approche a virtuellement disparu pour partie parce qu’il n’y a plus de roi absolu à combattre, pour partie parce que l’ancienne conception de la république (dans laquelle la participation à la vie publique était plus importante que la vie privée) n’attire plus les libéraux qui ont adopté des conceptions plus négatives et plus individualistes de la liberté. Au cours des années récentes, cependant, les idéaux républicains classiques et en particulier la conception de la liberté comme une affaire publique plutôt que privée ont été ranimés par Hannah Arendt. Plus généralement, un nouveau pessimisme et une nouvelle insistance sur l’importance de la culture politique comme condition de la liberté publique rappelle les thèmes républicains classiques sur la fragilité des républiques et sur le rôle de la vertu pour maîtriser le hasard.


SOURCE :  
 
 

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Le point de vue d'un spécialiste de science politique à l’Université du Québec à Montréal, le Pr Marc Chevrier.

La République québécoise



La République est la grande oubliée de l’histoire politique du Québec, comme si cette idée qui a inspiré tant de peuples dans le monde n’avait rien à nous dire ici. Pour Marc Chevrier, introduire la République dans nos débats, ce n’est pas seulement deviser sur le remplacement de notre monarque constitutionnel par un président élu, c’est s’interroger sur les fondements de notre démocratie. Dans cette perspective, il étudie d’abord un phénomène paradoxal, le « monarchisme québécois », qui se signale par un penchant à séparer l’État de la communauté des citoyens et par un climat intellectuel particulier, ultramontain, où les lumières, en toutes choses, ne peuvent venir que d’ailleurs. 

Il fouille ensuite dans le lointain passé de la Nouvelle- France, cette autre grande incomprise, qui constitue peut-être un fascinant embryon de république moderne, commencée par le choc entre le monde européen inégalitaire et l’univers indien sur lequel plusieurs penseurs européens ont projeté des fantasmes de liberté naturelle. 

Il trace les chemins à prendre pour fonder une République du Québec et essaie d’en esquisser quelques traits à travers un certain nombre de questions qui se poseront nécessairement aux constituants, peu importe qu’il s’agisse d’une république indépendante ou d’une république qui, appuyée par un référendum majoritaire, aurait à redéfinir sa place à l’intérieur d’un Canada sommé à son tour de se repenser. 

Il pose enfin la question, délicate : une culture patriote du bien public au Québec est-elle encore possible ? 

Parution : 23 octobre 2012, 416 pages
ISBN-13 : 9782764621837
Voir : La République québécoise
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