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jeudi 15 avril 2010

FAITS D'ACTUALITÉ

  1. Qui est Michel Bastarache ?
  2. Le réchauffement climatique : causes ignorées ?
  3. Guantanamo : Bush savait que des détenus étaient innocents...
  4. Le terrorisme des islamistes : ce qu'il faut savoir...

QUI SE RESSEMBLENT SE RASSEMBLENT...
1. Qui est Michel Bastarache ?


 Une « habile » mesure de diversion de J.J. Charest pour détourner l'attention des citoyens de choses encore plus sérieuses et coûteuses ?...

On apprend aujourd'hui (14 avril 2010) que « Michel Bastarache présidera la commission d'enquête » sur les allégations de l'ancien ministre de la justice Marc Bellemare : une décision subite du P.M. qui refuse par contre depuis des mois une enquête publique sur le trafic d'influence qui semble exister entre le monde de la construction et le Parti Libéral, ainsi qu'une enquête sur les pertes excessives faramineuses de la Caisse de Dépôt et Placement (plus de 12 milliards de $), etc.


"(Québec) C'est sur l'ex-juge de la Cour suprême, Michel Bastarache que s'est porté le choix du gouvernement Charest pour présider la commission d'enquête publique destinée à vérifier l'impartialité dans la nomination des magistrats au Québec."

Évidemment, ça provient de cyberpresse et vous trouverez le reste de l'article sur la nomination sur ce lien:


Mais qui est Michel Bastarache et est-il le juge de la situation?
L'extrait suivant nous apprend des choses intéressantes


HANSARD RÉVISÉ • NUMÉRO 14 - Le jeudi 9 octobre 1997
M. Michel Bellehumeur (BQ) : Si je comprends bien le premier ministre, ce qu'un ministre ne peut pas faire à cause du code d'éthique, il le fait faire soit par son personnel, soit par les membres de son organisation politique, ce qui est épouvantable.
Encore une fois, j'ai l'impression que quelqu'un se moque de nous, mais surtout qu'il y a des gens en face qui se moquent de la population. Comment le premier ministre peut-il prétendre que le Parti libéral et le gouvernement sont à ce point indépendants quand des ministres de la Couronne communiquent des renseignements confidentiels sur l'octroi de subventions par le gouvernement aux leveurs de fonds du Parti libéral? C'est vous prouver que la déontologie existe chez le libéraux uniquement quand ça fait leur affaire.
(...)
En prenant connaissance de ces faits, on se dit que le gouvernement du Parti libéral aurait eu tout intérêt à répondre favorablement à l'invitation du Bloc québécois quand celui-ci a proposé la création d'une Loi sur le financement populaire des partis politiques. Évidemment, une telle adoption aurait sûrement eu des conséquences sur les quelques millions de dollars de la caisse du Parti libéral qui proviennent des multinationales et des différents lobbies.
(...)
Étant donné qu'il me reste peu de temps, et étant donné que je suis porte-parole en matière de justice, je ne peux m'empêcher, dans ce débat, en parlant de pratiques douteuses et de nominations partisanes, de parler de la dernière et de la plus grosse nomination partisane de ce gouvernement, soit la nomination du nouveau juge à la Cour suprême du Canada. C'est la pire des nominations politiques que ce gouvernement d'en face ait faites. Michel Bastarache est nommé juge à la Cour suprême du Canada.
Qui est Michel Bastarache? C'est un ancien collaborateur du premier ministre, dans le même cabinet d'avocats, lorsque le premier ministre faisait son purgatoire du Parti libéral du Canada. C'est quelqu'un qui est très proche du Parti libéral du Canada, quelqu'un qui appartenait à un cabinet qui donnait annuellement des milliers de dollars au Parti libéral du Canada, pour leur campagne de financement. La nomination de Michel Bastarache est l'une des pires nominations que le gouvernement (canadien) d'en face ait faites.
Et le pire, c'est que j'ai entendu le premier ministre (J. Chrétien) dire qu'il ne connaissait pas Michel Bastarache. Je lui rappelle qu'en 1986, dans un livre que l'honorable Michel Bastarache a écrit, la préface était signée par Jean Chrétien
(...)
SOURCE :  HANSARD
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L'analyse du journal Le Québécois, le 14 avril 2010 :

Jean Charest nomme un juge fédéraliste

Voilà, la nouvelle est tombée. Jean Charest a trouvé son homme fort pour faire la lumière en ce qui concerne le processus de nomination des juges au Québec. Ce sera donc l'« ange de la confédération » lui-même, Michel Bastarache, l'ex-juge de la Cour suprême, qui se verra confier la mission de sortir le gouvernement Charest de l'embarras dans lequel l'a placé Marc Bellemare en formulant ses révélations fracassantes.

Disons le tout de go : cette nomination est étonnante et démontre bien que Charest est un être profondément cynique. Dans les circonstances actuelles qui se caractérisent par l'entêtement d'un premier ministre à imposer envers et contre tous une commission d'enquête eu égard au processus de nomination des juges même si les Québécois n'en veulent pas, eux qui réclament plutôt une commission d'enquête sur l'industrie de la construction et le financement du PLQ, on se serait attendu à ce que Charest fasse enfin preuve d'un peu de grandeur et qu'il nomme au moins un juge dont la neutralité politique est clairement établie. Mais c'était trop demander ! C'est donc un juge qui est connu et reconnu comme étant fédéraliste qui se chargera de la délicate mission de répondre, au nom du gouvernement, aux allégations de Marc Bellemare.

Les Québécois ont beau remuer comme autant de diables dans l'eau bénite, Jean Charest se fout d'eux et de ce qu'ils pensent comme de sa dernière chemise. Tout ce qui compte pour ce premier ministre aux allures corruptibles, c'est de protéger coûte que coûte le PLQ. Voilà pourquoi il a nommé Michel Bastarache-le-fédéraliste à la tête d'une commission d'enquête dont le mandat ne permettra pas d'éclabousser autant le PLQ que ne pourrait le faire une commission d'enquête sur les liens qui existent entre l'industrie de la construction et les partis politiques au Québec.

En 1992, Michel Bastarache co-présidait le comité du Oui lors du référendum de Charlottetown. Cet accord avait été concocté à la sauvette par Brian Mulroney après que l'Accord du Lac Meech eut été pilonné par les ennemis du Québec fier et debout. Charlottetown, ce n'était rien d'autre qu'un Meech moins, moins et encore moins. Et Bastarache, ce champion des droits des francophones - en autant qu'ils demeurent soumis et dociles bien sûr- tentait du mieux qu'il le pouvait de faire avaler cette entente brouillonne et néfaste aux Québécois et aux Franco-Canadiens. Un fédéraliste dans la plus pure tradition aplaventriste, voilà ce qu'est Michel Bastarache. Et voilà pourquoi Charest l'a choisi !

Mais il n'y a pas que la personnalité fédéraliste de Michel Bastarache qui pose problème. En 1997, la nomination de celui-ci à la Cour suprême du Canada avait soulevé un tollé. Les gens n'étaient pas plus dupes en ces années-là qu'ils ne le sont aujourd'hui. Et ils avaient bien relevé le fait que Bastarache avait travaillé, à la fin des années 1980, dans la même étude juridique que Jean Chrétien. De ce fait, tous se demandaient si les liens passés entre le juge et le premier ministre pouvaient expliquer cette nouvelle nomination à la Cour suprême. Et plusieurs concluaient que tel était bien le cas.

Par conséquent et dans de telles circonstances, avouons qu'il est assez particulier de confier, en 2010, le mandat à Bastarache de faire la lumière sur de prétendues allégations concernant justement des nominations partisanes de juges alors que lui-même s'est déjà retrouvé au centre de telles histoires ! À l'évidence, ce dernier n'évoluera ainsi pas en pays étranger.

Quoi qu'on en dise, Jean Charest est après tout assez habile. En nommant Bastarache, il est clair qu'il s'est assuré de sélectionner un candidat qui saura éviter à merveille les écueils et qui saura comment éviter de plonger encore plus profondément ses amis dans la tourmente.

Mais quelle république de bananes quand même !


Patrick Bourgeois


Le Québécois, la libération par la plume!
www.lequebecois.org
www.resistancequebecoise.org
www.quebec-radio.org



2. Le réchauffement climatique : des causes ignorées ?

Une médaille a deux côtés... plus la tranche !

Si la Terre se dirige vers une catastrophe écologique majeure et probablement mortelle pour l'Humanité, ce n'est pas nécessairement à cause de l'augmentation du gaz carbonique dans l'atmosphère (CO2) : il se pourrait bien que ce soit là un facteur très mineur.

La campagne internationale autour du gaz carbonique fait possiblement diversion en permettant de détourner l'attention de dangers bien réels et bien plus immédiats dont on veut éviter de parler car ça dérange de très gros intérêts financiers : libération dans la nature et ingestion par les êtres vivants de dizaines de milliers de molécules plus ou moins toxiques et très profitables qui n'existaient pas avant l'ère industrielle, et surtout depuis le début du 20e siècle (incluant le plutonium produit par les centrales nucléaires), manipulations génétiques de toutes sortes dont on ignore les conséquences à moyen et à long terme, accumulation fantastique des déchets dans la nature, utilisation des armes nucléaires par les pays qui en ont, disparition des ressources naturelles, désertification, etc., etc.

En effet, l'établissement de mesures qui permettraient la suppression de ces dangers suppose une véritable révolution à l'échelle de la planète qui mettrait fin à un régime de profits fabuleux réalisés par des gens absolument sans scrupules motivés essentiellement par l'appât du gain.

Vidéo, réchauffement climatique :
le professeur Vincent Courtillot expose les principales erreurs du GIEC.
(...)

Voir aussi :

« L'homme est-il responsable du réchauffement climatique ? »
  du géologue Robert Giraudon.

Il faut bien noter que MM. Courtillot et Giraudon signalent essentiellement quelques omissions surprenantes du GIEC. Ils ne contestent pas le fait que l'Humanité fait face à un terrible défi posé par la pollution à grande échelle, le saccage des ressources naturelles comme le pétrole, les forêts, etc., etc.



3- Guantanamo : Bush savait que des détenus étaient innocents

Parmi les 742 prisonniers en 2002, « la plupart n'avaient pas été arrêtés par les forces américaines » mais vendus 5000 dollars par tête aux États-Unis selon l'ancien bras-droit de George Bush.
Lawrence Wilkerson, l'ancien bras-droit de l'ex-président américain Georges Bush, a affirmé dans une déclaration datée du 24 mars et publiée vendredi 9 avril dans le quotidien britannique The Times, que la majorité des détenus de Guantanamo étaient innocents. Selon lui, ils auraient été détenus pour des raisons politiques.
(...)
Lire la suite :  NouvelObs.com


4- LE TERRORISME DES ISLAMISTES
CE QU’IL FAUT SAVOIR POUR LE COMBATTRE EFFICACEMENT
par Fadlallah Boutros

(...)

2.  Les deux Corans 
C’est un fait connu que la carrière ‘prophétique’ de Muhammad qui a duré près de 23 ans (610-632), s’est d’abord passée à la Mecque puis à Médine pour les dix dernières années.  Ces deux périodes sont très différentes l’une de l’autre.  Les surates données à la Mecque (que j’appellerai le Coran de la Mecque) diffèrent par le style et le contenu de celles données à Médine (le Coran de Médine). Le Coran actuel présente ses 114 sourates en mêlant les deux sources mais le travail patient des savants musulmans et occidentaux permet de les distinguer.
(...)
Lire l'article :  clic.
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« (…) Voici le premier impératif : gardons-nous bien de suivre, à la manière des moutons, le troupeau de ceux qui précèdent en allant non pas vers où il faut aller, mais simplement où vont les autres. Car rien n’entraîne à de plus grands malheurs que de se conformer à la rumeur publique, en estimant que les meilleurs choix sont ceux du plus grand nombre, de se laisser conduire par la multiplicité des exemples – cela parce que nous vivons non d’après la raison mais dans un esprit d’imitation. »
SÉNÈQUE, philosophe romain, 4 à 65 AD

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Quand on désire savoir, on interroge.
Quand on veut être capable, on étudie.
Revoyez sans arrêt ce que vous savez déjà.
Étudiez sans cesse du nouveau.
Alors vous deviendrez un Maître. 
CONFUCIUS, penseur chinois (K'Ung Tzu) (-551/-479) 

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LE DEVOIR  -  1910-2010
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DEMAIN – Hymne au Québec
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mardi 13 avril 2010

DES TEMPS DIFFICILES


Lectures suggérées...

Nous vivons des temps difficiles...
Sortons de l'indifférence !



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            Jean Charest à l’épicentre du séisme

Publié dans |  Politique québécoise  -  12 avril 2010

Un ancien ministre de la Justice vient d’impliquer directement le Premier ministre sur deux plans:
1) réception de sommes irrégulières pour le financement électoral du PLQ;
2) trafic d’influence dans la nomination de trois juges.

Il ne s’agit pas d’un nouvel épisode dans le scandale de la corruption dans la construction. Il s’agit d’un nouveau séisme, sans précédent dans l’histoire moderne du Québec.
(...)
Lire l'article :  Le blogue de Jean-François Lisée

Un lecteur :
Cette affaire est a priori tellement grave qu’elle nécessite une enquête publique, une autre.
Rappelons que des enquêtes publiques S’IMPOSENT également dans les cas suivants :
1- Les pertes astronomiques totalement anormales (environ 12 MILLIARDS de $) de la Caisse de Dépôt et Placement;
2- Les trafics d’influence dans le secteur de la construction.
Si J.J. Charest s’entête à refuser ces enquêtes, il faudra bien qu’on le force à démissionner, d’une façon ou d’une autre. Des manifestations massives de citoyens partout au Québec permettraient d’y arriver.
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Les assauts conjugués contre le Québec
viennent de partout...


Quand Harper et Charest font cause commune

Par Marc Laviolette et Pierre Dubuc
Au nom du conseil d'administration du SPQ Libre


Que le projet de refonte de la carte électorale du Canada ait été déposé la même semaine que le budget Charest-Bachand permet de prendre la mesure de l'ampleur de l'offensive fédéraliste en cours contre le Québec.
En proposant l'ajout au total de 30 députés dans les provinces de l'Ontario, de l'Alberta et de la Colombie-britannique, le gouvernement Harper concrétise l'opinion largement répandue au Canada anglais qu'il n'est plus possible pour un parti fédéraliste de former un gouvernement majoritaire en faisant des gains au Québec et consacre la marginalisation institutionnelle du Québec.
Par exemple, le gouvernement fédéral refuse de verser la compensation réclamée par le Québec pour l'harmonisation de la TPS et de la TVQ et, de toute évidence, le gouvernement Charest a renoncé, par faiblesse ou complicité, aux 8 milliards dus au Québec par le fédéral à différents chapitres
D'ailleurs, la dernière concession monétaire faite au Québec l'a été dans le cadre du règlement du déséquilibre fiscal et le gouvernement Charest s'est empressé de la redistribuer sous forme de réduction d'impôts à la classe des bien nantis qui constitue sa base électorale. On comprend pourquoi les membres de la Chambre de commerce ont accordé une longue ovation à Raymond Bachand venu vanter les mérites de son budget.
Il est particulièrement ironique que le butin du déséquilibre fiscal - une revendication développée, argumentée et réclamée par les souverainistes - soit allé principalement dans la poche des
membres d'une classe sociale majoritairement fédéraliste.
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Cela se passait il y a 400 ans.
Remplacez Colbert par Jean Charest et Mazarin
par le ministre Bachand...
Extrait d'une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV

Colbert :  Pour  trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.  J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y  prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au  cou…
  

Mazarin :  Quand on  est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on  va en prison. Mais l’État…  L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison.  Alors, il continue, il creuse la dette !  Tous les États font  ça. 
  

Colbert :   Ah  oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent.  Et comment  en trouver quand on a déjà créé tous les impôts  imaginables ?
  

Mazarin :  On  en crée d’autres.
 
Colbert :  Nous ne pouvons pas  taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.  
 

Mazarin :  Oui,  c’est impossible. 
  

Colbert :  Alors, les  riches ?
 

Mazarin :  Les  riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.  Un riche qui  dépense fait vivre des centaines de  pauvres.  
  

Colbert :  Alors, comment fait-on ?

Mazarin :  Colbert,  tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le  derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens qui  sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui  travaillent, en redoutant d’être  pauvres et rêvant d’être riches et  !  C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours  plus ! Ceux là ! Plus tu leur  prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir  inépuisable.

Extrait du  « Diable  Rouge " d'Antoine Rault, pièce de théâtre présentement en tournée en France :
http://www.etudes-fiscales-internationales.com/archive/2009/10/09/du-theatre-le-diable-rouge.html


En s'y mettant pour de bon, ne pourrions-nous pas nous donner un pays démocratique, une République du Québec avec des citoyens responsables où ces comportements seraient tout à fait inadmissibles, comme dans certains autres pays où ces crimes sont passibles de prison ?

JLD

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« On aurait droit d’appeler malheureux ceux que l’excès du « bonheur » engourdit,
et qu’un calme de mort tient comme enchaînés sur une mer immobile.

Pour ceux-là tout accident sera nouveau.

Le malheur est plus cruel quand on ne l’a jamais connu ;

le joug pèse davantage à une tête qui n’y est point faite. »
       SÉNÈQUE, philosophe romain (An 4 - 65), « De la Providence »
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« Si une pléthore de pays minuscules
qui pourraient se comparer à Montréal
bien plus qu'à notre «province»
sont capables de bien vivre comme États souverains,
le Québec en est certainement capable,
et cela depuis belle lurette. »
Marcel ADAM, éditorialiste, La Presse
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LE DEVOIR  -  1910-2010
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DEMAIN – Hymne au Québec
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LES VRAIS VAMPIRES

Le scandale du siècle ?


Des gens qui ne créent strictement rien
car ils ne se soucient généralement que de maximiser leur profit...


Salaires records pour des gérants de hedge funds

Alexandre Shields   -  Le Devoir  -   2 avril 2010

Salaires indécents, diraient certains. Les 25 dirigeants de fonds spéculatifs les mieux payés ont gagné un salaire total de 25,33 milliards de dollars en 2009, soit plus du double de ce qu'ils avaient obtenu en 2008 lorsque la crise avait entraîné pour certains de lourdes pertes.

Sept dirigeants de fonds spéculatifs — mieux connus sous le nom de hedge funds — ont d'ailleurs gagné un salaire dépassant un milliard de dollars l'an dernier. L'un d'entre eux a même battu tous les records de rémunération grâce au redressement des marchés boursiers mondiaux.

Selon le classement publié hier, David Tepper, qui dirige le fonds Appaloosa Management, a reçu un salaire de plus de quatre milliards, après avoir misé avec succès sur le redressement de certaines actions bancaires. Il a ainsi battu le record établi pour le secteur par John Paulson. Ce dernier avait gagné 3,7 milliards de dollars en 2007, en pariant sur une chute des prix de l'immobilier.

Pour 2009, la deuxième place va à George Soros (Soros Fund Management), avec 3,3 milliards de dollars, tandis que James Simons (Renaissance Technologies Corp) arrive troisième, avec 2,5 milliards. M. Paulson n'a quant à lui pas été en mesure de réitérer son «exploit» de 2007, se contentant de la quatrième position, avec une rémunération de 2,3 milliards de dollars.

Les gains stratosphériques ne sont pas nouveaux dans ce secteur puisqu'en 2007 le top-25 des dirigeants de hedge funds avait obtenu un total de 22,3 milliards de dollars.

Remarquable : ceux qui créent des emplois par leur initiative industrielle voient leurs revenus baisser...
Par contre, en général, la rémunération des patrons de grandes entreprises américaines a reculé en 2009 pour une deuxième année consécutive, une première depuis 20 ans, selon une étude commandée par le Wall Street Journal et publiée hier.

La valeur médiane des salaires, bonus, parts variables liées à la performance sur le long terme et allocations de stocks options et d'actions pour les directeurs généraux de 200 entreprises parmi les plus importantes aux États-Unis a reculé de 0,9 %, à 6,95 millions de dollars, l'an dernier.

C'est seulement la troisième fois que la paie des patrons américains recule depuis 1989, année où le quotidien financier a commencé cette enquête annuelle. Mais d'après le quotidien, cette tendance touche à sa fin, alors que plusieurs entreprises ont annoncé qu'elles levaient le gel sur leurs salaires ou revenaient sur des baisses annoncées.


SOURCE :  Le Devoir
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SOUTENONS :
LE DEVOIR  -  1910-2010

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DEMAIN – Hymne au Québec
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lundi 12 avril 2010

PRÉNOMS ET ALIÉNATION CULTURELLE



Un tendance aliénante

En 1998, à l'occasion de la naissance d'un petit-fils et de la recherche de prénoms, j'avais été secoué en vérifiant les statistiques sur les prénoms donnés aux nouveaux petits Québécois. J'avais observé depuis quelques années que la fréquence des prénoms anglais avait nettement augmenté, mais j'ai constaté que la réalité était pire que je le pensais : plusieurs beaux prénoms français avaient complètement disparu !

J'avais alors fait une brève analyse de cette tendance aberrante, sachant que la minorité canado-britannique au Québec représente moins de 9% de la population. Cette analyse est reproduite ci-dessous.
Une visite au site de la Régie des Rentes du Québec (RRQ) où sont compilées ces statistiques montre que la situation ne s'est pas amélioré, bien au contraire.

Or, d'une façon générale, le prénom est associé à la culture et à la nationalité d'une personne; il indique l'appartenance de cette personne. Si tu t'appelles Mohamed ou Bachir, tu es normalement de culture musulmane; si tu te présentes comme Vladimir ou Boris, je présumerai que tu es Russe, etc., et c'est bien comme ça.

Si tu t'appelles Bill, Tommy, Andrew, Steven ou William et que tu vis au Québec, tu devrais normalement être de la minorité britannique, ou encore un visiteur venant d'un pays anglophone. 

Quand des parents québécois de langue française en grand nombre affublent leurs petits de prénoms anglais, on peut conclure qu'il y a une anomalie, qu'il y a un glissement sinon une aliénation culturelle inquiétante pour l'avenir.

Tous les Québécois de la majorité devraient être bien conscients de ce fait.

Réagissons pour rétablir la normalité.

Jean-Luc Dion




Les prénoms en vogue
ou « de l’aliénation culturelle au Québec »

Jean-Luc Dion [1]
Août 1998
Révisé sommairement en septembre 2003
L'anglomanie est présente partout, dans tous les secteurs de la vie.  Elle n'épargne rien ni personne. On connaît la tendance délirante des commerçants français et autres francophones européens à nommer leur entreprise “ Little France Art Gallery ”, ou “ XYZ Software ”, ou “ DGH Quick Food ”, etc... Plus le nom est anglais et aliénant, plus ça fait “ in ”, plus les gogos sont contents!
Au Québec, nous n'y échappons pas, et depuis longtemps: 238 ans de sujétion britannique et « canadian », c'est tout de même quelque chose !   Après le souffle de francisation et d’originalité qui a normalisé le paysage commercial après 1977, le sérieux démembrement de la Charte de la Langue française et le laxisme dans son application depuis quelques années ont engendré une tendance au laisser-aller qui inquiète. Cette tendance est assez significative des suites de deux défaites référendaires (1980 et 1995), accompagnées d’une intensification marquée de l'invasion étasunienne multiforme: invasion culturelle au cinéma (moins de 10% de films du monde francophone sur nos écrans), bilinguisation croissante de l’État, invasion commerciale (multiplication inouie des chaînes de restaurants et commerces étasuniens), invasion financière (près de 90% [200 milliards $can] des économies québécoises « confiées » bêtement à des financiers de l'extérieur qui retournent les miettes au Québec), etc., etc.
Une autre tendance est franchement ahurissante au Québec et n'a pourtant fait l'objet d'aucune note dans aucun journal, ni à la radio, ni à la télé. Il s'agit des prénoms que donnent les parents à leurs bébés. Le tableau qui suit, tiré de statistiques officielles,  est tout à fait éloquent et n'a pas tellement besoin de commentaires [2]. 
On sait toutefois que, selon les statistiques officielles, seulement 10% environ de la population du Québec est d'origine britannique et anglophone...
Au site internet de la Régie des Rentes du Québec, on trouve tous les prénoms masculins et féminins donnés aux nouveaux-nés québécois en 1996 et 1997. Je n'ai retenu pour fins de démonstration qu'un extrait significatif des statistiques des prénoms parmi les plus nombreux en 1997 qu’on retrouve dans le tableau adjacent.
Dans quelques années, il faudra donc chercher à la loupe les Michel (29), Jacques (12) [3], Stéphane (24), Luc (27), Pierre (23), Bernard (14) et André (16), les prénoms simples, beaux et classiques du monde francophone. Par exemple, l'auteur de cette note ne trouvera plus aucun homonyme né en 1997... Par contre, nous ne manquerons pas de Kevin et de Keven: il y en a eu 672 cette année-là !  D’autre part, certains prénoms très populaires au cours des dernières décennies, parmi de nombreux autres, sont totalement absents: Achille, Adolphe, Alban, Albéric, Alfred, Alphonse, Ambroise, Anatole, Aristide,  Armand, Auguste, Augustin, Aurèle, Aurélien, Aymé, Baptiste, Barnabé, Barthélémy, Basile, Beaudoin, Bernardin, Bertrand, Boniface, Camille, Casimir, Célestin, Clovis, Constantin, Cyrille, Damase, Damien, Désiré, Didier, Donat, Donatien, Edmond, Éloi, Ernest, Eugène, Fabien, Faustin, Félicien, Fernand, Ferdinand, Florent, Floridor, Fulgence, Gaétan, Gaspard, Gaston, Gérald, Gérard, Gilbert, Gilles, Gratien, Grégoire, Gustave, Guy, Harold, Hector, Henri, Hercule, Hilaire, Hippolyte, Honoré, Horace, Jacquelin, Jocelyn, Jules, Léon, Léonard, Lionel, Lucien, Ludovic, Marcel, Marcellin, Martial, Maurice, Noël, Normand, Paulin, Raoul, Raymond, Raynald, René, Roger, Roland, Serge, Victor, Yves, Yvon.
On n’en croit pas ses yeux devant un tel balayage !
Chez les filles, la situation est moins pénible, mais elle laisse fort à désirer. Toutefois, il semble y avoir nettement moins de prénoms féminins correspondants en français et en anglais.
Les Jennifer, Jessica et dérivés seront légion: 836. Les 879 Sabrina et Melissa réunies formeront un gros bataillon! Mais, les valeureuses Camille (633), Gabrielle (505), Catherine (478), Laurence (452), Maude (444), Amélie (457) ne s'en laisseront pas imposer, surtout si les Marianne ou Mariane (279), Valérie (277) et Justine (241) se joignent au cercle ! Elle ne pourront, hélas! pas compter sur les Bernadette, les Carmen, les Christiane, les Diane, les Fabienne, les Francine et Françoise, les Simone, les Annette et même les Denise et Yvette, sans parler des Jacynthe et des Jovette, qui ont complètement disparu. C’est une hécatombe !
Toutefois, malgré leur prénom si charmant, les Brigitte (14), Marjolaine (10), Liliane (12), Éva (18), Martine (13), Michèle ou Michelle (55), Nadine (16),  et les Marion (11) se sentiront bien seules devant les Kim (204), les Vanessa (184), les Samantha (149), les Kimberley (92) ou même les Megan (138)...!
Le problème n'est pas de retrouver quelques prénoms à consonance étrangère dans une population, cela a toujours été. Mais, il en est un de proportions qui sont croissantes, totalement anormales, aberrantes et culturellement aliénantes: comment peut-on concevoir qu’il y ait eu 23 FOIS PLUS de bébés appelés James etc. en 1997 que de bébés appelés Jacques [2] !  Le tableau suivant est très éloquent, surtout quand on considère que les Québécois de langue française sont environ 9 fois plus nombreux que ceux d'origine anglaise. Si l’on ajoute à cela le sérieux problème de dénatalité (<1,5 enfant/couple), il ne fait pas de doute que les « héritiers de Durham » qui rêvent de régler le problème du Québec français une fois pour toutes doivent se frotter les mains d’aise... Un véritable cas d’aliénation culturelle.
Qui a déjà dit que les noms reflétaient l'âme d'un peuple et méritaient le plus grand respect ?
[1]    Ingénieur physicien et professeur retraité (1997) de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Département de Génie électrique.
[3]    En 1998, AUCUN petit Québécois n’a reçu les beaux noms de Jacques ou de
        Bernard!  Par contre, il y a eu 357 Jacob/Jakob/James...
◊ ◊ ◊ ◊ ◊


Nombre de prénoms donnés au Québec en 1997  -  Extraits  
Prénoms français et anglais correspondants
Rapport des deux types



FRANÇAIS


N

ANGLAIS

N

Rapport A/F
pondéré (*)
Geoffroy
0
Jeffrey + Jeff
142
Infini
Jacques
12
James + Jake + Jimmy
278
232
Michel
29
Michael + Mikael + Mike
659
227
Stéphane
24
Steven + Steve + Steeven +...
236
98
André
16
Andrew + Andy
144
90
Jean
17
John + Johnny
55
32
Luc
27
Luca + Lucas + Luke
75
28
Jérémie
232
Jeremy
482
21
Christophe
121
Christopher
232
19
Guillaume
483
William
864
18
Thomas
254
Tommy + Tom + Tomy
408
16
Antoine + Antonin
537
Antony + Anthony
592
11
- - - - - - - -

- - - - - - - - -


Claire
0
Clara
39
Infini
Alice
73
Alyson + Alyssa + Alysson +...
440
60
Élisabeth
135
Elizabeth
171
13
Christine
40
Christina
76
19
Émilie
424
Emily + Emie + Emmy +...
291
7

(*)  Considérant que la minorité canado-britannique compte
      pour environ 9% de la population du Québec.

Autres références sur l'aliénation culturelle
« Attribution des prénoms : un révélateur des stratégies de vie et d’intégration sociale», Afrikara, 2006, (un point de vue africain).


« Le cas est encore plus net dans les pays dominés et leurs diasporas,
où le prénom peut signaler une stratégie de fonte,
d’intégration, à la limite de dissimulation des origines.
On fera par exemple précéder un prénom chrétien,
occidental d’un prénom musulman ou africain :
Jean Amadou, Louis Moussa, …cette séquence pouvant ressortir à un métissage de cultures,
la culture dominante restant souvent la plus visible, repérable dans l’ordre des prénoms.
On espère ainsi passer les barrages superficiels
s’arrêtant au prénom usuel, le premier en règle générale.»

«L’aliénation culturelle est en marche. Elle consiste à amener les natifs non anglophones
(au moins 92% de l’humanité) à penser dans une langue qui n’est pas la leur.
L’aliénation, c’est l’état d’un individu devenu ou rendu inapte à se connaître soi-même.

L’aliénation le prive de ses racines, de son passé, de la mémoire
et du patrimoine culturels de l’entité à laquelle il appartient.
Faire en sorte que l’individu devienne comme étranger à lui-même
et tombe dans un état de dépendance,
c’est lui offrir deux chaises et l’inviter à s’asseoir entre les deux.
L’aliénation hypothèque son avenir et plus encore celui des générations qui,
trop tard, découvriront un bien triste héritage après la disparition des coupables.
Le Petit Robert reprend la définition philosophique suivante
de Hegel et de Marx sous le mot allemand “Entfremdung” :
“État de l’individu qui, par suite des conditions extérieures
(économiques, politiques, religieuses), cesse de s’appartenir,
est traité comme une chose, devient esclave des choses et des conquêtes
même de l’humanité qui se retournent contre lui.”
Socrate disait : “Connais-toi toi-même !”.
Aujourd’hui, parents d’élèves, enseignants et autorités de l’éducation
sont incapables de s’indigner face au processus d’aliénation
qui conduit une partie de la jeunesse à s’ignorer elle-même et à singer
ce qui lui semble être au dessus de tout
(“USA über alles !” = Les États-Unis au-dessus de tout !).
Ce processus est déjà lancé. L’une de ses manifestations les plus visibles,
dans laquelle la crétinisation et mercantilisme vont de pair,
a les traits hideux d’Halloween.


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LE DEVOIR  -  1910-2010
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DEMAIN – Hymne au Québec
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