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vendredi 13 novembre 2009

LA VOIX DE SES MAÎTRES


Jean Charest et la voix de ses maîtres

Après le plan nord, l’Europe et… une pension dorée

Chez un tailleur de pierres
Où je l'ai rencontré
II faisait prendre ses mesures
Pour la postérité.

- Jacques Prévert

SOURCE : L'Aut'Journal, novembre 2009

Il faut se rendre à l'évidence, même si l'on a le cœur saisi par un léger pincement à la pensée de ce qui risque de nous arriver si la chose s'avérait : le Québec ne suffit plus à Jean Charest Trop petit, le Québec... Pas assez gla­mour, le Québec ... C'est la planète qui l'attend, c'est le monde qu'il lui faut, c'est l'univers qui va l'applaudir ! Pauvre de nous, orphelins devenus.

L'œuvre n'en est encore qu'à ses débuts mais déjà, dans la revue L'Actualité du 1er novembre, un tâcheron spécialisé en ces matières avait été chargé d'entreprendre de sculpter, à grands coups de ciseaux, la statue de ce nouvel Alexandre, comme lui blond et frisé, ainsi qu'on les aimait à Athènes en d'autres temps.

« Comment Jean Charest a conquis l'Europe », titrait la revue de Rogers Media.

Rien de moins. On y raconte en détails, et sur le mode d'une tragédie en cinq actes, comment Jean Superman Charest s'y est pris pour que s'amorcent des discussions visant à l'établissement d'un traité de libre-échange. De la haute voltige diplomatique. Une ruse de renard. Décidément, ne pas conclure qu'on se trouve là en présence d'un grand stratège relèverait de la mauvaise foi.

Nous étions plusieurs à penser que Jean Charest était tout entier occupé à la mise en marche de son grand Plan Nord, annoncé en grande pompe sous les cuivres et les tambours il y a déjà un an. « Il disait alors, en pointant le territoire au nord du 49e parallèle : C'est à nous, c'est notre avenir », rappelait Le Devoir. «II faut repousser les limites de notre dernière grande frontière, le Nord du Québec », l'a-t-on entendu clamer à Radio-Canada. Jusqu'à ce qu'on apprenne que le fameux Plan Nord était tout au plus une « démarche » qui ne se retrouve que sur le site internet du Parti libéral du Québec.

Nous broutions donc dans les pâturages de l'erreur. Car c'est plutôt vers l'Europe, c'est plutôt vers le monde qu'étaient tendues toutes les énergies de Jean-John-James, fils de Red Charest

Et le présenter comme le Grand architecte d'un traité de libre-échange à venir relèvera sans doute de la fumisterie, car il se pourrait bien qu'il ne soit qu'un simple exécutant, une marionnette en quelque sorte, manipulée avec brio par un homme d'affaires qui n'a que faire du Plan Nord, mais pour qui un libre-échange Canada-Europe se traduirait par des gains énormes en espèces sonnantes et trébuchantes.

C'est Robin Philpot, dans son livre Derrière l'État Desmarais : POWER, qui nous éclaire sur les véritables maîtres du monde. Et ceux-là ne sont pas devant les caméras, mais se tiennent dans les coulisses, où se décident les vraies affaires.

Pour avoir leur homme de main, les Paul Desmarais de ce monde sont prêts à y mettre le prix. Ainsi, Michel Vastel avançait qu'une somme de 2,5 millions de dollars aurait été versée à Jean Charest pour le convaincre de sauver le Canada en prenant la direction des libéraux. Michel David penchait plutôt vers une somme de 4 millions de dollars.

Même l'homme-lige (homme soumis) de Power à La Presse, André Pratte en personne, dans sa biographie de Jean Charest, évoquait cet « investissement» quand fut venu le moment d'éjecter Daniel Johnson : « Certains croient que le père du géant financier Power Corporation, PauI Desmarais, ami de la famille Johnson, aurait suivi tout cela de près. Le milieu des affaires aurait même offert à Charest un ‘pont d'or’… »

Ce qui explique la visite « strictement privée » de Charest à Paris pour assister à la remise de la Grand-Croix de la Légion d'honneur à Paul Desmarais. Reçue des mains du président en personne, ce ­Sarkozy qu'il avait hébergé dans son domaine de Sagard et dont il avait été l'un des rares invités, triés sur le volet, à prendre part au Fouquet's à la réception qui avait suivi sa victoire.

Philpot écrit :« Plus frappant encore est son engouement [celui de Charest] aussi nouveau que suspect, pour la France et pour un projet de libre-échange avec l'Europe dont il espère être le porteur en Amérique du Nord (…). Il serait étonnant qu'Ottawa s’y oppose, car l’idée vient tout droit de l'esprit de Paul Desmarais et de ses alliés en France, Nicolas Sarkozy et Edouard BaIIadur. »

Ce qu'en a dit l'oncle Paul dans une entrevue au magazine français Le Point, en juin 2008 ? « Essayons d’avoir un marché commun entre l’Euyrope et le Canada. Si la France pousse, l’Europe suivra. » Et qu'en a dit Balladur dans son dernier livre ?« Ce qu’il faudrait, c'est un traité de libre-échange entre l’Union européenne et l’Amérique du Nord. Mais un traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada est peut-être une bonne façon de commencer. »

Comment Jean Charest a conquis l'Europe ? En écoutant la voix de ses maîtres et en étant aux ordres !

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Les grands Labours

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DEMAIN – Hymne au Québec

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VIGILE.net

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mercredi 11 novembre 2009

Bulletins de la République (extraits 2)


Extraits de quelques « Bulletins de la République »
publiés au cours des dernières années...

Sénèque

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LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE

26 juillet 2005

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* (...)
* Une vision claire vaut mille personnalités...
* Un texte historique par de grands Québécois.
* Pensées du jour.


Un point de vue important à connaître.

POUR FAIRE UN PAYS,
UNE VISION CLAIRE VAUT MILLE PERSONNALITÉS

Claude Bariteau, Natacha Gagné, Jacques Lamothe,
Marcel Lefebvre et Jean-Pierre Roy - RIQ 21 juillet 2005
Un pays naît parce que ses porteurs ont mis l’'épaule à la roue et l’'ont fait cheminer à l’exemple des porteurs des pays existants. Au Québec, cette roue, ce sont les contours essentiels du pays et les porteurs, des Québécois et Québécoises de toutes origines et de toutes allégeances partisanes. Il faut simplement faire en sorte qu’ils poussent la roue à l’occasion d’une élection, la voie référendaire étant piégée.

Extrait :

« On ne fait pas un pays en pensant à l’accessoire, à sa carrière politique ou par dépit. On le fait d’abord après avoir précisé l’essentiel de ses contours (un régime politique, une citoyenneté, un territoire avec des frontières, une armée, une monnaie reconnue, des relations avec les autres pays, des traités, etc.), ensuite lorsqu’on a mis au point un plan de mobilisation de tous les porteurs du pays pour prendre le pouvoir et procéder en toute légitimité.

C’est de cette façon que naissent les pays. Certains y sont parvenus par les armes, d’autres démocratiquement. Au Québec, la voie démocratique est incontournable. Là où elle fut déployée, la tenue de référendum n’initie pas le processus. Celui-ci est enclenché à la suite d’un vote des parlementaires ayant, dans la plupart des cas, un support majoritaire des électeurs. Aussi, les référendums, lorsqu’il y en eut, vinrent ratifier la décision prise, ce que Claude Bariteau révèle dans Pour sortir de l’impasse référendaire (Les Éditions des Intouchables, 2005). »

Source : http://www.vigile.net/05-7/souv-3.html#7

Un grand texte trop peu connu...
Déclaration de souveraineté
Déclaration publique lue le 6 septembre 1995

Texte écrit par
le poète Gilles Vigneault,
l'écrivaine Marie Laberge,
le sociologue Fernand Dumont et
le journaliste Jean-François Lisée

Voici venu le temps de la moisson dans les champs de l'histoire. Il est enfin venu le temps de récolter ce que semaient pour nous quatre cents ans de femmes et d'hommes et de courage, enracinés au sol et dedans retournés.
Voici que naît pour nous, ancêtres de demain, le temps de préparer pour notre descendance des moissons dignes des travaux du passé.

Que nos travaux leur ressemblent et nous rassemblent enfin.

À l'aube du XVIIe siècle, les pionniers de ce qui allait devenir une nation, puis un peuple, se sont implantés en terre québécoise. Venus d'une grande civilisation, enrichis par celle des Premières Nations, ils ont tissé des solidarités nouvelles et maintenu l'héritage français.

La conquête de 1760 n'a pas brisé la ténacité de leurs descendants à demeurer fidèles à un destin original en Amérique. Dès 1774, par l'Acte de Québec, le conquérant reconnaissait le caractère distinct de leurs institutions. Ni les tentatives d'assimilation, ni l'Acte d'union de 1840 ne sont parvenus à mater leur endurance.

La communauté anglaise qui s'est établie à leurs côtés, les immigrants qui se sont joints à eux ont contribué à former ce peuple qui, en 1867, est devenu l'un des deux fondateurs de la fédération canadienne.

NOUS, PEUPLE D'ICI,

Parce que nous habitons les territoires délimités par nos ancêtres, de l'Abitibi aux Îles-de-la-Madeleine, de l'Ungava aux frontières américaines, parce que depuis quatre cents ans, nous avons défriché, labouré, arpenté, creusé, pêché, construit, recommencé, discuté, protégé et aimé cette terre que le Saint-Laurent traverse et abreuve;

Parce que cette terre bat en français et que cette pulsation signifie autant que les saisons qui la régissent, que les vents qui la plient, que les gens qui la façonnent;

Parce que nous y avons créé une manière de vivre, de croire et de travailler originale;

Parce que dès 1791, nous y avons instauré une des premières démocraties parlementaires au monde et que nous n'avons cessé de la parfaire;

Parce que l'héritage des luttes et du courage passés nous incombe et doit aboutir à la prise en charge irrévocable de notre destin;

Parce que ce pays est notre fierté et notre seul recours, notre unique chance de nous dire dans l'entièreté de nos natures individuelles et de notre coeur collectif;

Parce que ce pays sera tous ceux, hommes et femmes, qui l'habitent, le défendent et le définissent, et que ceux-là, c'est nous,

Nous, peuple du Québec, déclarons que nous sommes libres de choisir notre avenir.

L'hiver nous est connu. Nous savons ses frimas, ses solitudes, sa fausse éternité et ses morts apparentes. Nous avons bien connu ses morsures.

Nous sommes entrés dans la fédération sur la foi d'une promesse d'égalité dans une entreprise commune et de respect de notre autorité en plusieurs matières pour nous vitales.

Mais la suite a démenti les espoirs du début. L'état canadien a transgressé le pacte fédératif en envahissant de mille manières le domaine de notre autonomie et en nous signifiant que notre croyance séculaire dans l'égalité des partenaires était une illusion.

Nous avons été trompés en 1982, quand les gouvernements du Canada et des provinces anglophones ont modifié la Constitution en profondeur et à notre détriment, passant outre à l'opposition catégorique de notre Assemblée nationale.

Deux fois depuis, on a tenté de réparer ce tort. En 1990, l'échec de l'accord du lac Meech a révélé le refus de reconnaître jusqu'à notre caractère distinct. En 1992, le rejet de l'accord de Charlottetown, et par les Canadiens et par les Québécois, a consacré l'impossibilité de tout raccommodement.

Parce que nous avons perduré en dépit des tractations et des marchandages dont nous avons été l'objet;

Parce que le Canada, loin de s'enorgueillir de l'alliance entre ses deux peuples et de la clamer au monde, n'a eu de cesse de la banaliser et de consacrer le principe d'une égalité factice entre provinces;

Parce que depuis la Révolution tranquille, nous avons pris le parti de ne plus nous cantonner dans la survivance mais, désormais, de construire sur notre différence;

Parce que nous avons l'intime conviction que persister à l'intérieur du Canada signifierait s'étioler et dénaturer notre identité même;

Parce que le respect que nous nous devons à nous-mêmes doit guider nos actes;

Nous, peuple du Québec, affirmons la volonté de détenir la plénitude des pouvoirs d'un état : prélever tous nos impôts, voter toutes nos lois, signer tous nos traités et exercer la compétence des compétences en concevant et maîtrisant, seuls, notre loi fondamentale.

Pour les gens de ce pays qui en sont la trame et le fil et l'usure, pour ceux et celles de demain que nous voyons grandir, l'être précède l'avoir. Nous faisons de ce principe le coeur de notre projet.

Notre langue scande nos amours, nos croyances et nos rêves pour cette terre et pour ce pays. Afin que le profond sentiment d'appartenance à un peuple distinct demeure à jamais le rempart de notre identité, nous proclamons notre volonté de vivre dans une société de langue française.

Notre culture nous chante, nous écrit et nous nomme à la face du monde. Elle se colore et s'accroît de plusieurs apports. Il nous importe de les accueillir, pour que jamais ces différences ne soient considérées comme menaces ou objets d'intolérance.

Ensemble, nous célébrerons les joies, nous éprouverons les chagrins que la vie mettra sur notre route. Surtout, nous assumerons nos succès et nos échecs, car dans l'abondance comme dans l'infortune nous aurons fait nos propres choix.

Nous savons de quelles vaillances se sont construites les réussites de ce pays. Ceux et celles qui ont bâti le dynamisme du Québec tiennent à léguer leurs efforts aux vaillances de demain. Notre capacité d'entraide et notre goût d'entreprendre sont une force. Nous nous engageons à reconnaître et à encourager ce « coeur à l'ouvrage » qui fait de nous des bâtisseurs.

Nous partageons avec les pays de même taille que le nôtre cette vertu particulière de s'adapter vite et bien aux défis mouvants du travail et des échanges. Notre aptitude au consensus et à l'invention nous permettra de prendre bonne place à la table des nations.

Nous entendons soutenir l'imagination et la capacité des collectivités locales et régionales dans leur volonté de développement économique, social et culturel.

Gardiens de la terre, de l'eau et de l'air, nous agirons avec le souci de la suite du monde.

Gens de ce nouveau pays, nous nous reconnaissons des devoirs moraux de respect, de tolérance et de solidarité les uns envers les autres.

Réfractaires à l'autoritarisme et à la violence, respectueux de la volonté populaire, nous nous engageons à garantir la démocratie et la primauté du droit.

Le respect de la dignité des femmes, des hommes et des enfants et la reconnaissance de leurs droits et libertés constituent le fondement de notre société. Nous nous engageons à garantir les droits civils et politiques des individus, notamment le droit à la justice, le droit à l'égalité et le droit à la liberté.

Le combat contre la misère et la pauvreté, le soutien aux jeunes et aux aînés, sont essentiels à notre projet. Les plus démunis d'entre nous peuvent compter sur notre solidarité et sur notre sens des responsabilités. Le partage équitable des richesses étant notre objectif, nous nous engageons à promouvoir le plein emploi et à garantir les droits sociaux et économiques : notamment le droit à l'éducation, le droit aux services de santé ainsi qu'aux autres services sociaux.

Notre avenir commun est entre les mains de tous ceux pour qui le Québec est une patrie. Parce que nous avons à coeur de conforter les alliances et les amitiés du passé, nous préserverons les droits des Premières Nations et nous comptons définir avec elles une alliance nouvelle. De même, la communauté anglophone établie historiquement au Québec jouit de droits qui seront préservés.

Indépendants, donc pleinement présents au monde, nous entendons oeuvrer pour la coopération, l'action humanitaire, la tolérance et la paix. Nous souscrirons à la Déclaration universelle des droits de l'Homme et aux autres instruments internationaux de protection des droits.

Sans jamais renoncer à nos valeurs, nous nous emploierons à tisser par ententes et par traités des liens mutuellement bénéfiques avec les peuples de la terre. Nous voudrons en particulier inventer avec le peuple canadien, notre partenaire historique, de nouvelles relations nous permettant de maintenir nos rapports économiques et de redéfinir nos échanges politiques. Nous déploierons aussi un effort singulier pour resserrer nos liens avec les peuples des États-Unis et de la France et ceux des autres pays des Amériques et de la Francophonie.

Pour accomplir ce projet, maintenir la ferveur qui nous habite et nous anime, puisque le temps est enfin venu de mettre en train la vaste entreprise de ce pays,

Nous, peuple du Québec,
par la voix de notre Assemblée nationale,
proclamons ce qui suit :

Le Québec est un pays souverain.


* * * * * * * * * *
Source : http://quebeclibre.net/tcdeclaration.html



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DEMAIN – Hymne au Québec

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Bulletins de la République (extraits 1)


Extraits de quelques « Bulletins de la République »
publiés au cours des dernières années...

Jean-Luc Dion



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LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE

20 juillet 2005
Extraits

* * *
(...)

* Pensées du jour.




LES PENSÉES DU JOUR


Cliquez sur les noms...

« Le fédéralisme canadien conduit les « Canadiens français » (*)
à l'alternative suivante :
soit
choisir de changer d'identité en s'assimilant à la majorité,
ce qu'ont fait un très grand nombre de Canadiens français
à l'extérieur du Québec depuis 1867,
soit
maintenir une double identité et jouer un double jeu,
ce que font encore beaucoup des Québécois qui croient au vertus du fédéralisme.
Ainsi, écartelé entre deux appartenances,
le Canadien français érige l'ambiguïté en système de valeurs
et pousse la duplicité au sublime en
en faisant un trait fondamental de son identité politique.
Mais la double identité est débilitante,
elle nuit à l'épanouissement personnel,
car le minoritaire doit conditionner ses choix à la situation de son groupe
s'il veut préserver son identité et contrer la déliquescence de son héritage culturel. »
(*) Citoyens canadiens qui se disent francophones.
o--- Denis MONIÈRE, Professeur de science politique, Université de Montréal
o--- Source :
clic
o--- Autre : cliquer

« Le Québec sera libre et francophone,
ou la seule nation de langue française d'Amérique
disparaîtra dans l'insignifiance et le mépris. »
----- Anonyme

« Ainsi, en sommes-nous encore, en cet automne 2003,
à vivre dans un Québec en voie de rebilinguisation galopante,
à devoir livrer la bataille de la langue pour les mêmes raisons
et dans la même urgence qu’avant l’adoption de la loi 101.
Et il en sera ainsi jusqu’à notre disparition à feu vif, de plus en plus vif,
comme minorité provinciale de langue française
ou jusqu’à notre avènement comme nation souveraine dans un État indépendant.»
o--- Andrée FERRETTI, écrivaine militante, pionnière du mouvement indépendantiste

« La pensée d'Andrée Ferretti n'est pas reposante.
Militante absolue, étrangère à toute forme de compromis sur l'essentiel,
la 'passionaria de l'indépendance du Québec' bouscule notre confort intellectuel,
ne supporte pas nos atermoiements et nous convie sans cesse, avec instance,
à lutter pour notre libération nationale, qui sera totale ou ne sera pas.
o--- Louis Cornellier, Le Devoir, samedi 2 mars 2002


Définition de la République
Plutôt que de se définir par des procédures, comme la démocratie,
la république suppose les idées du bien commun et d'espace public.
La république est une communauté politique formée d'un groupe de personnes
résolues à vivre en commun suivant des relations fondées sur la solidarité mutuelle.
La république distingue la res publica, la chose publique,
qui lui appartient et concerne tous les citoyens,
des affaires privées, ou res privatae, de ces derniers,
ans lesquelles en principe la puissance publique ne s'immisce pas.
---- Marc Chevrier, De la monarchie en Amérique, L'Action nationale, vol. LXXXVIII, no 5, mai 1998
---- http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Republique


« Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale
sans lesquelles elle n'est qu'un mot. »
o - - - - Jean JAURÈS, homme politique français (Octobre 1887)
o - - - - http://www.philagora.net/france/jaures.htm


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DEMAIN – Hymne au Québec

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LE BULLETIN DE LA RÉPUBLIQUE

1er juillet 2005
Spécial « Canada day »

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* Un texte de réflexion du Pr Denis Monière de l'Université de Montréal
* Pensées du jour.


LE QUÉBEC D'AUJOURD'HUI PRÉFIGURE-T-IL LA FRANCE DE DEMAIN ?

Si les souverainistes québécois se battent démocratiquement pour acquérir le statut politique que possède actuellement la France, les souverainistes français eux auront à se battre pour que la France ne devienne pas le Québec de l'Europe.
par Denis MONIÈRE
Professeur de science politique
Université de Montréal
Mars 2002
Extrait :
(...)
POURQUOI NE PLUS VOULOIR ÊTRE CANADIENS ?
(...)
L'argument essentiel qui fonde la lutte des souverainistes québécois consiste à soutenir qu'historiquement et sociologiquement, la population du Québec forme un peuple qui, dans le cadre du fédéralisme canadien, ne peut exister qu'à titre de minorité ethnique.

Accepter ce statut de minorité ethnique signifie que la communauté francophone, qui est concentrée massivement (à 95%) sur le territoire du Québec, renonce à l'égalité politique avec la majorité canadienne. Cette subordination implique aussi qu'elle abandonne progressivement son identité spécifique et que celle-ci se dissolve dans l'identité nationale canadienne.

Les souverainistes québécois pensent que dans le monde moderne, les droits individuels et les droits des minorités ne peuvent garantir l'épanouissement d'une langue et d'une culture spécifiques.

La préservation de l'identité passe par l'appartenance à un territoire et à un État qui incarnent concrètement l'existence collective et en assurent la pérennité.

Autrement dit, ils estiment que le vice fondamental du fédéralisme canadien se résume au fait qu'il ne permet pas de réconcilier le besoin d'identité collective et le désir de liberté individuelle. Le fédéralisme canadien enferme l'individu dans la logique de l'ethnicité et enchaîne le « Canadien français » au carcan de la survivance. Être « Canadien français » signifie accepter de ne jamais maîtriser son destin et intérioriser la nécessité de la dépendance politique.

Depuis un siècle et demi, les élites canadiennes-françaises ont produit et inculqué au peuple cette idéologie de conservation qui postule que le progrès, la liberté et la prospérité dépendent d'une puissance extérieure. C'est la logique de la dépendance librement consentie au nom de la théorie du pacte entre deux nations selon laquelle le minoritaire obtient la protection d'une puissance tutélaire en échange de sa subordination collective. Mais cette logique de la dépendance entraîne des attitudes débilitantes.
(...)
En ne se percevant qu'à travers le regard de l'autre, le minoritaire en vient à vouloir lui ressembler pour en finir avec une différence qui l'enferme dans l'incertitude existentielle. Cette logique en conduira plusieurs à confiner leur identité à la sphère de la vie privée et familiale, et à accepter en fin de compte de se laisser intégrer et assimiler au nom de la rationalité économique.
(...)
Le fédéralisme canadien conduit les Canadiens français à l'alternative suivante : soit choisir de changer d'identité en s'assimilant à la majorité, ce qu'ont fait un très grand nombre de Canadiens français à l'extérieur du Québec depuis 1867, soit maintenir une double identité et jouer un double jeu, ce que font encore beaucoup des Québécois qui croient au vertus du fédéralisme. Ainsi, écartelé entre deux appartenances, le Canadien français érige l'ambiguïté en système de valeurs et pousse la duplicité au sublime en en faisant un trait fondamental de son identité politique. Mais la double identité est débilitante, elle nuit à l'épanouissement personnel, car le minoritaire doit conditionner ses choix à la situation de son groupe s'il veut préserver son identité et contrer la déliquescence de son héritage culturel.
(...)
Pour l'article complet : http://www.vigile.net/ds-souv/docs/02-3-26-moniere-reconfederation.html


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Les pensées du jour
Cliquez sur les noms...

« Le fédéralisme des "Canadiens français" est la forme politique de l'assimilation.
Le fédéralisme (canadien) n'est pas, en effet, une essence politique stable,
c'est le passage transitoire d'une identité française
à un je-ne-sais-quoi qui s'agite en rouge et qui parle anglais.
S'y manifestent toujours une attraction d'esclave pour l'Anglais,
et un mépris, voire une haine à peine voilée, pour tout ce qui est Français,
pour tout ce qui rappelle ce que nous avons été, ce que nous pourrions devenir. »

---- Hubert LAROCQUE, Le fantôme du Général
---- Voir aussi :
http://imperatif-francais.org/dossiers/dossiers.php?id_dossier=1971

« Le Québec sera libre et francophone,
ou la seule nation de langue française d'Amérique
disparaîtra dans l'insignifiance et le mépris. »
----- Anonyme

« La démocratie se confond exactement avec la souveraineté nationale.
La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple,
et la souveraineté nationale,
c'est le peuple exerçant sa souveraineté sans entrave.

---- Général de Gaulle, Londres, 27 mai 1942

« L'indépendance, ce n'est pas une récompense,
c'est une responsabilité.»
---- Pierre BOURGAULT, un grand Québécois
Un Québécois debout !


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DEMAIN – Hymne au Québec
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